Le BIAB (Builder In A Bottle) est souvent accusé “d’abîmer” les ongles. En réalité, dans la majorité des cas, ce n’est pas le produit en lui-même qui fragilise l’ongle, mais la préparation, la pose, ou surtout la dépose.
👉 Si vous découvrez le sujet, commencez par la page pilier : BIAB : c’est quoi ? (Guide complet)
Un BIAB bien posé et bien entretenu peut protéger l’ongle au quotidien.
La cause n°1 des ongles abîmés : dépose agressive (arrachage / grattage).
Suivre un protocole pro et adopter une routine d’entretien.
1) Ce que le BIAB fait vraiment à l’ongle naturel
Le BIAB est un gel de renfort en bouteille : il forme une couche solide et régulière au-dessus de l’ongle naturel. Cette couche agit comme un bouclier contre les chocs, les accrochages et les micro-fissures du quotidien.
⚠️ L’ongle naturel n’est pas “nourri” par le BIAB : il est protégé mécaniquement. Le confort et la pousse viennent surtout du fait que l’ongle se casse moins.
2) Quand le BIAB n’abîme PAS les ongles (conditions d’une pose saine)
✅ Les bonnes pratiques qui évitent toute fragilisation
- Préparation douce : matifier sans “creuser” l’ongle (pas de ponçage excessif).
- Adhérence propre : cuticules retirées correctement, dégraissage adapté, application maîtrisée.
- Épaisseur maîtrisée : ni trop fin (ça casse), ni trop épais (ça décolle).
- Polymérisation correcte : lampe adaptée + temps respecté (évite sous-cuisson/sur-cuisson).
- Entretien régulier : remplissage/retouches au bon moment, sans laisser la pose “vieillir” trop longtemps.
- Dépose sécurisée : jamais d’arrachage, jamais de grattage.
3) Les vraies causes des ongles abîmés (et comment les reconnaître)
| Ce que vous observez | Cause la plus fréquente | Solution |
|---|---|---|
| Ongles qui dédoublent / couches qui se séparent | Dépose trop agressive (grattage) + limage trop fort | Dépose douce + routine réparation + éviter la sur-préparation |
| Ongles mous après retrait | Ongle aminci par ponçage + pose arrachée | Stop ponçage excessif + laisser une fine base lors du retrait |
| Taches blanches / aspect “craie” | Micro-arrachement de kératine (surface abîmée) | Polissage ultra léger + huiles + pause courte si besoin |
| Décollements répétés | Cuticules non nettoyées, surface trop lisse, humidité | Préparation cuticule + dégraissage + technique d’application |
| Sensations de brûlure à la lampe | Épaisseur trop importante / pic de chaleur (exothermie) | Couches plus fines + “flash cure” + positionnement correct |
4) Le BIAB “abîme” parfois… quand on cumule ces 5 erreurs
- Sur-préparer l’ongle (poncer trop fort, “rayer” la plaque).
- Oublier les cuticules (ça décolle, et on finit par arracher).
- Mettre trop d’épaisseur (pic de chaleur + décollements).
- Garder la pose trop longtemps sans entretien (leviers, cassures, arrachement).
- Déposer au mauvais geste (grattage, pince, “pelage”, lime agressive).
✅ Le BIAB devient alors “le coupable apparent”, mais le problème vient surtout de la technique.
5) BIAB sur ongles fragiles : bonne idée ou fausse bonne idée ?
Sur des ongles fragiles (mous, cassants, dédoublés), le BIAB peut être une excellente option car il limite la casse. Mais seulement si la pose est respectueuse :
- Préparation minimale (on “matifie”, on ne ponce pas).
- Construction fine + bombé équilibré (protection sans surépaisseur).
- Entretien régulier (éviter l’effet “levier” au bord libre).
- Dépose douce (idéalement en laissant une fine base si nécessaire).
Si vos ongles sont déjà très sensibilisés, privilégiez une approche “protection + douceur” sur quelques semaines : le but est de retrouver une plaque saine, pas d’arracher et recommencer.
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Astuce RBBE : si vous hésitez, partez sur l’objectif principal : renfort fin & naturel vs construction/structure selon vos ongles.
📌 Protocoles d’application (indispensable pour éviter les ongles abîmés)
La meilleure prévention, c’est la méthode : préparation, pose, entretien, dépose… tout compte.
✅ Objectif : une pose qui tient + une dépose sans dégâts.
Conclusion
Le BIAB n’abîme pas les ongles “par nature”. Les ongles s’abîment surtout quand on sur-prépare, qu’on laisse la pose trop longtemps, ou qu’on retire au mauvais geste. Avec une technique douce et un bon protocole, le BIAB devient au contraire un allié protection.
FAQ — BIAB et ongles abîmés
Non. L’ongle naturel n’a pas besoin de “respirer” comme la peau. Ce qui compte, c’est de préserver la plaque : éviter le ponçage excessif et surtout éviter l’arrachement à la dépose.
Ce n’est pas “normal”, mais c’est fréquent quand la surface a été trop limée ou grattée. L’ongle a alors perdu de la matière et paraît plus souple. Une routine douce + protection permet généralement de récupérer progressivement.
Le BIAB en lui-même ne dédouble pas l’ongle. Les dédoublements apparaissent surtout après une dépose agressive (grattage, “pelage”) ou une préparation trop forte répétée.
Oui, à condition de faire un entretien régulier, de respecter la plaque lors de la préparation, et de déposer correctement. Beaucoup de clientes portent un renfort en continu sans fragilisation… si la technique est maîtrisée.
Le “coup de chaud” est souvent lié à une couche trop épaisse (pic de chaleur lors de la polymérisation). La solution : couches plus fines, éventuellement un “flash cure”, et une construction maîtrisée.
Pas forcément. L’agressivité vient rarement du produit : elle vient surtout de la préparation/dépose. Un semi-permanent mal déposé peut abîmer autant (voire plus) qu’un BIAB bien déposé.
Un BIAB est justement censé limiter la casse. Si ça casse, c’est souvent une question de structure (trop fin, pas de bombé, longueur trop importante) ou de pose trop ancienne qui crée un “effet levier”.
Souvent, ce sont des zones où la surface de la plaque a été fragilisée (micro-arrachement de kératine). Ce n’est généralement pas grave, mais il faut éviter de re-poncer et privilégier une routine de soin et de protection.
Trois règles : (1) préparation minimale et propre, (2) structure correcte (ni trop fin ni trop épais), (3) dépose douce et sécurisée. Suivre un protocole professionnel est le moyen le plus sûr.
Pas obligatoirement si la plaque est saine. Une pause peut être utile si vos ongles ont été agressés (ponçage, arrachement), pour repartir sur une base plus confortable. L’objectif n’est pas la pause en soi, mais la récupération de la plaque.
Oui, si vous êtes bien équipée et que vous suivez une méthode douce (sans gratter ni arracher). Le plus important est de ne jamais forcer : si ça ne vient pas,
c’est que la méthode n’est pas adaptée ou que ce n’est pas assez “ramolli”.
Idéalement, on entretient avant que la repousse ne crée un gros déséquilibre. Une pose trop “vieille” augmente les risques de casse/décollement et donc de mauvais retrait. Si vous voyez un décollement : on ne tire pas, on fait corriger.
📌 À lire aussi (pour comprendre et prévenir)
Si vos ongles sont fragiles, ces pages vous aideront à identifier la vraie cause et à corriger la méthode.
